De l’ambition au succès confirmé :
ECCP renforce son positionnement de convention internationale B-to-B dédiée au secteur de l’oncologie
Succès confirmé pour le European Cancer Cluster Partnering 2011, premier événement Business to Business dédié au cancer et aux bioclusters européens spécialisés sur le cancer;
Près de 500 acteurs de l’oncologie étaient réunis à Toulouse, déclarée capitale des bioclusters et de l’innovation en cancérologie du 14 au 16 Septembre 2011.
Retour sur les temps forts de l'événement et direction Londres pour l’ECCP 2012.
Toulouse, 21 Septembre 2011
445 participants enregistrés, soit près de 500 au total avec les invités et partenaires présents
1800 rendez-vous B-to-B et contacts informels
2 événements satellites en parallèle : le « ABC Europe Technology Showcase », organisé par la Medicon Valley le 14 Septembre 2011 dans le cadre du consortium européen Advanced Biotech Cluster Europe qui a réuni 192 personnes, et le workshop « NBI Tech 2 Life », organisé par la Fondation InNaBioSanté qui a rassemblé 78 personnes ;
Plus de 200 entreprises de biotechnologie présentes
Une quinzaine de big pharmas fidèles au rendez-vous de l’ECCP et présentes en nombre : Sanofi, Novartis Pharmaceuticals, Abbott, Pierre Fabre, AMGEN, GSK Biologicals, Teva Pharmaceuticals, Bayer Schering Pharma, Roche, Pfizer, Merck&Co…
Plus de 40 présentations d’entreprises françaises et étrangères lors de sessions plénières dédiées,
Des délégations d’entreprises issues des clusters d’Oslo, du Maryland, mais aussi de Barcelone, Nantes…
19 pays représentés : Allemagne, Belgique, Chine, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, Hongrie, Israël, Italie, Norvège, Pays-Bas, Québec, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Taiwan…,
Un partenariat inter-clusters élargi : Toulouse, Oslo, et également cette année, la scandinave Medicon Valley, un des plus anciens et grands bioclusters européens, et l’américain Maryland Biotech Center… ;
Accélérer l’innovation et construire des partenariats contre le cancer sont les mots-clefs de l’ECCP.
Avec un programme de conférences permettant de dresser un état des lieux des enjeux stratégiques de la R&D en oncologie, ECCP 2011 a permis d’aborder quelques points d’actualité cruciaux :
Si la conférence inaugurale « Fostering Innovation in Oncology » n’a pas donné la recette magique de l’innovation, les exemples de Symphogen, de Sanofi ou celle du MOFFITT Cancer Center (Floride) et de son « Total Care Cancer Protocol » indiquent que le progrès s’accélère aujourd’hui grâce à une approche intégrée, partant de la notion de population à risques et de maladies associées jusqu’au traitement en passant par le diagnostic, mais aussi l’information du patient, le suivi de cohortes et la collaboration interdisciplinaire au sein de cluster thématique. Au cœur de la stratégie de recherche médicale devenue translationnelle, les campus, tels que l’Oncopole de Toulouse ou le Oslo Cancer Campus, réunissant sur un même site chercheurs et patients, représentent un moyen d’accélérer encore, « de la paillasse au lit du malade », l’innovation médicale.
Mais il faut aller encore plus vite, a-t-on rappelé lors d’une session consacrée aux « Essais cliniques à l’heure de la médecine personnalisée ». A travers les exemples de Roche, du MD Anderson Cancer Center ou de l’Institut Claudius Regaud de Toulouse, récemment labellisé comme centre pilote pour les essais précoces en cancérologie, il apparaît nécessaire d’intégrer dans une vision et des objectifs communs, les différentes disciplines biologiques et médicales. Et ce, dès la phase de diagnostic à l’aide de biomarqueurs validés, jusqu’à la mise en place de protocoles de soin tenant compte des spécificités, génétiques et épigénétiques notamment, de chaque patient. Car l’ultime bénéfice de la médecine personnalisée est là : une prise en charge globale, universelle mais ciblée. « Health for all, care for you » ! Si nous sommes aujourd’hui au cœur d’une vraie révolution des sciences du vivant, on peut aussi rappeler qu’il a fallu 50 ans entre la découverte de l’agent pathogène et celle du traitement (microbes et antibiotiques), il suffit aujourd’hui de 5 ans pour parvenir à mettre en place un protocole de soin en oncologie. Une note d’espoir même s’il faut aussi rappeler qu’on ne guérit qu’un cancer sur deux, guère plus qu’il y a 10 ans, en essayant de transformer les autres en maladies chroniques ».
Champ relativement nouveau, l’immunothérapie appliquée au cancer devient une voie à fort potentiel, pour prévenir mais aussi traiter différentes formes de cancer. En intégrant, là encore et de façon précoce, les biomarqueurs nouvelle génération, permettant, sur la base d’un antigène spécifique détecté sur un patient, de cibler un traitement immunologique.
Primum non nocere oblige, il reste encore à optimiser ces traitements, notamment quant à leurs effets secondaires toxiques. C’est ce qu’est en train de faire l’entreprise toulousaine Genticel, dont le Procervix, actuellement en clinique, est un vaccin thérapeutique contre une forme spécifique de cancer du col de l’utérus (HPV16+, HPV18+), qui touche 70 millions de femmes dans le monde et représente un réel besoin médical non satisfait. Dans ce secteur en plein développement des vaccins thérapeutiques contre le cancer, 13 essais de phases avancées ou molécules sont actuellement autorisés, qui représentent, aujourd’hui ou à court terme, un réel progrès de nature à améliorer et allonger la durée de vie de millions de patients dans le monde.
Ce qui a changé, et s’est complexifié depuis 10 ans, c’est la législation, et le processus par lequel les autorités réglementaires autorisent, ou non, un médicament à entrer sur le marché ou un essai clinique à se dérouler. Parce que c’est un point crucial, une session ECCP 2011 était dédiée à « l’accompagnement de la FDA et de l’EMEA au cours du développement ». Parmi les « tips », bonnes pratiques et messages clefs, on peut retenir : - que le secteur des biomarqueurs est, à Londres et à Rockville, un secteur en plein explosion, - que les « biomédicaments » et notamment les thérapies contre le cancer, bénéficient de procédures adaptées et accélérées (« Fast Track ») et enfin – qu’il ne faut pas hésiter à associer ces instances tout au long et dès le début du processus, en sollicitant conseils scientifiques ou avis réglementaires. Nombreux aller-retour avec l’entreprise, bureau « oncologie » dédié et portes d’entrée adaptées sont parmi les outils que déploient les agences pour faciliter le dialogue et la mise au point de nouvelles thérapies.
Mais le cœur de l’ECCP réside dans sa convention d’affaires, et ses plus de 1800 rendez-vous B to B et contacts informels en moins de deux jours pour l’édition 2011. A côté des sessions plénières proposées par des conférenciers de renom, ces réunions B-to-B, confidentielles, nouent les deals de demain, dans un secteur, comme l’a souligné une entreprise participante, « où le développement de traitement anti-cancer reste une science de fusée », aléatoire et difficile mais où il faut aller vite. Et en réunissant les grands et les petits du secteur de l’oncologie, l’ECCP confirme son rôle essentiel pour accélérer la prise de contact, et plus si affinités, entre partenaires d’innovation. Surtout quand on sait, comme l’a rappelé Jonas Einarsson, président du Oslo Cancer Cluster, « que 40% du chiffre d’affaires des traitements anti-cancer provient aujourd’hui de médicaments développés au cours des cinq dernières années ».
Devant la presse et plus d’une douzaine de journalistes réunis pour une conférence de presse organisée à l’occasion d’ECCP 2011, les organisateurs ont rappelé que, s’il existe beaucoup de congrès dédiés à l’oncologie, ECCP est la seule convention d’affaires ciblée « cancer ». « Ici, tout contact est efficace, les petits peuvent rencontrer les industriels de la pharmacie qui réalisent leur veille technologique... Les clusters et hôpitaux, qui ont des contacts établis tant avec les start-up biotech qu’avec les grands groupes pharmas, servent ici de liant et de lien dans la mise en place des collaborations ». L’accord signé en 2008 entre Oslo et Toulouse est à cette image, unissant initialement les deux clusters aux campus intégrés similaires, puis ciblant les entreprises avec plusieurs exemples de partenariats établis depuis et enfin visant une coopération entre cliniciens, avec deux réunions en 2011 dont la dernière au cours d’ECCP. En unissant toutes les forces vives de l’oncologie, ECCP incarne bien les points forts des deux clusters organisateurs : approche intégrée et médecine translationnelle.
Aujourd’hui, ce partenariat entre bioclusters « cancer » s’étend, au travers de l’ECCP et grâce à une volonté de mise en synergie et de partage d’expériences. L’invitation faite et le partenariat noué à l’occasion d’ECCP 2011 avec la Medicon Valley et avec le Maryland Biotechnology Center sont à cette image et concrétisent la dynamique annoncée dès la première édition ECCP 2009 à Toulouse : créer, au-delà de l’alliance franco-norvégienne initiale, un réseau international des clusters Cancer s’étendant de Toulouse à Oslo, de Londres à Heidelberg, de Barcelone à Copenhague, pour un vrai maillage autour du patient et à travers le monde.
Le 14 septembre au soir, était remis, lors de la réception inaugurale qui se déroulait dans la Salle des Illustres du Capitole, un « prix destiné à promouvoir l’innovation thérapeutique et la recherche translationnelle ». Du nom du cancérologue hématologue Georges Mathé, ce premier Prix a été décerné à Fabrice André, médecin et chercheur en oncologie à l’Institut Gustave Roussy, dont les travaux s’intègrent dans une approche de médecine personnalisée pour cibler toujours plus précisément les anomalies des cellules cancéreuses, tout en s’intéressant à leurs effets secondaires et à leurs impacts sur la qualité de vie du patient. Sponsorisé par les laboratoires Ipsen et Debiopharm, ce prix se veut celui « de l’audace et de l’originalité » et est une autre preuve du rayonnement de l’ECCP et de son succès auprès des acteurs de terrain.
« Avec 15 rendez-vous, nous avons un planning très bien rempli qui nous permet de rencontrer des biotech innovantes. C’est aussi et surtout l’occasion de rencontrer une entreprise du Maryland, intéressée par nos services et avec qui nous espérons signer un contrat d’ici une semaine. »
Goulven Thèze, Statitec (services pour le développement clinique), France
« L’ECCP constitue pour nous une belle opportunité de rencontrer les acteurs européens et de discuter de problématiques cancer. La convention B-to-B est très bien organisée et dans son ensemble, l’événement est bien positionné, ni trop gros, ni trop long, avec un public diversifié tout en restant focalisé cancer et réunissant tout le monde en même temps et en un même lieu ».
Diane Gosselin, CQDM (consortium public-privé pour le développement du médicament), Québec
« L’ECCP, auquel j’ai déjà participé en 2009, est une manifestation parfaitement ciblée. C’est un vrai événement B-to-B où on rencontre à chaque fois 3 ou 4 contacts pertinents ».
Manfred Horst, Merck MSD, France
Lors de l’ouverture d’ECCP 2011, Alain di Crescenzo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse, déclarait « Avec 28000 employés dans le secteur de la santé, un Oncopôle unique en Europe et un Plan Cancer régional ambitieux, Toulouse est un des meilleurs endroits au monde pour ceux qui souhaitent développer des projets de R&D en oncologie ». A Toulouse, on affiche son excellence sur les essais précoces et sa position de 2e centre en France pour les essais de phase 1, ceux « de la dernière souris et du premier malade ». Et « c’est un élément essentiel pour attirer les entreprises biopharmaceutiques qui s’installeront à Toulouse, au sein de la pépinière d’entreprises Pierre Potier et plus largement aux alentours de l’Oncopôle et dans la Région Midi-Pyrénées » a ajouté Jean Pierre Saintouil, directeur du Pôle Cancer-Bio-Santé. « Si l’Oncopole est devenu une réalité aux portes de Toulouse, l’ECCP est désormais une réunion régulière et établie, qui a passé le cap du risque et monte en puissance et en pertinence à chaque édition » a complété Jean Pierre Armand, directeur du Centre Claudius Regaud et coordonnateur du projet d’Institut Universitaire du Cancer qui ouvrira ses portes en 2014 autour de trois axes forts : Hématologie, Cancer du sein et mélanome. Capitale high-tech par excellence, Toulouse revendique aussi un positionnement novateur en matière de bio-info-nanotechnologies appliquées à la santé. Au final, le campus en cours de finalisation de l’Oncopole toulousain (220 ha, 1 Md€ d’investissement public-privé) sera « un lieu de créativité important au cœur duquel le Pôle Cancer-Bio-Santé aura à la fois un rôle d’animation de la communauté recherche-industrie présente et d’attraction pour les big pharmas qui ne sont pas encore présentes sur site » a conclu Pierre Montoriol, président du Pôle CBS.
En attendant un prochain ECCP sur le site de l’Oncopole et avant de revenir sur ses terres de naissance de Toulouse et d’Oslo, le European Cancer Cluster Partnering poursuit sa montée en puissance et son internationalisation : direction Londres en 2012, pour aller, dans l’esprit des Jeux Olympiques, toujours « plus vite, plus haut, plus fort » contre le cancer.
Depuis sa première édition en 2009, ECCP, événement 4-en-1 qui associe rencontres d'affaires, conférences plénières, ateliers de travail et espace d’exposition/networking, est devenu la convention business internationale de référence dédiée au cancer.
Organisé alternativement à Toulouse et à Oslo, ECCP démontre la pertinence d’un événement ciblé et à taille humaine réunissant en un seul lieu l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de l’oncologie : Biotech, Pharma, Université, Recherche, Capital Risque, Clusters…, du diagnostic au drug discovery en passant par le matériel médical… L’ambition de l’ECCP est de contribuer à favoriser la croissance d’entreprises prometteuses, optimiser les collaborations laboratoires-biotech-pharma et la recherche translationnelle, construire des partenariats fructueux pour le développement de nouveaux traitements et au final booster l’innovation contre le cancer.
www.ecc-partnering.com
Le Pôle Cancer-Bio-Santé remercie ses partenaires pour cette édition 2011, Oslo Cancer Cluster, co-organisateur, et les bioclusters Maryland et Medicon Valley, ainsi que ses partenaires privés et publics :
Labellisé en 2005, le Pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé soutient les entreprises dans leur développement de produits innovants, en collaboration avec les laboratoires de recherche académique et les centres de soins. Le Pôle se consacre à un continuum dédié à la lutte contre le cancer, allant du diagnostic à la mise au point de nouvelles thérapies, médicaments et technologies jusqu’à la prise en charge du patient. Au-delà, le Pôle CBS s’implique dans l’animation de la filière Bio-Santé locale et le développement économique territorial des régions Midi-Pyrénées et Limousin, avec comme priorités la construction d’un écosystème favorable au développement régional des biotechnologies (projets collaboratifs, plateformes techniques, financement des entreprises et de l’innovation, …) et la promotion à l’international.
Depuis 2007, le Pôle CBS mène une politique internationale offensive et ciblée visant à accompagner les acteurs du Pôle dans leur développement sur les marchés étrangers et à promouvoir la filière locale à l’international. Plusieurs grands axes stratégiques sont privilégiés pour développer les échanges et les partenariats internationaux et renforcer l’attractivité régionale : 1- Approche Grand Export au sein du Life Science Corridor France, 2- Approche thématique Cancer (partenariats avec des clusters cancer comme Oslo, Pékin, Maryland Etats-Unis), 3- Collaborations autour de projets européens, 4- Stratégie de développement de l’EuroBiorégion et 5- Attractivité et Implantation de nouvelles entreprises.
www.cancerbiosante.fr